Le bilan – C’est qu’il faut retenir au CES 2018 : Les objets connectés, Smart Home, IA …

Le bilan – C’est qu’il faut retenir au CES 2018 : Les objets connectés, Smart Home, IA …

Le CES de Las Vegas a fermé ses portes vendredi 12 janvier. Le Consumer Electronics Show, le plus grand salon d’électronique du monde qui s’est tenu à Las Vegas du 9 au 12 janvier.

“On ne découvre pas grand-chose de véritablement nouveau pendant le salon si ce n’est quelques nouveautés anecdotiques ou confirmations de ce que l’on sait déjà. Cette cuvée 2018 du CES n’échappait pas à ces règles. Intelligence artificielle, objets connectés en tout genre, véhicules divers et/ou autonomes, smart city, VR/AR et 5G étaient au rendez-vous comme prévu et mis à toutes les sauces par les petits et les grands exposants.” Voici les tendances à en retenir sur les objets connectés et la Smart Home (domotique). Ce bilan est proposé par Olivier Ezratty de son blog.

Objets connectés

Le CES est toujours le plus grand salon d’objets connectés du monde. On les trouve en particulier sur Eureka Park, le Rungis des Startups du CES ainsi qu’au Sands, l’étage du dessus consacré à la maison connectée et aux wearables. Les objets connectés sont mis à toutes les sauces : sport-tech, sleep-tech, baby-tech, women-tech et pet-techs avec leur lot d’objets improbables que nous détaillerons plus tard.

En mettant un peu à part la dimension IA déjà évoquée, l’innovation a tendance à se calmer dans ce marché. Il a tendance à devenir plus professionnel que grand public, un point illustré par la zone Smart City du CES 2018. Les offres se diffusent plus en mode de b2b2c comme illustré par la startup française Otodo, qui prévoit de diffuser son offre d’objets connectés pour la maison via les opérateurs télécoms. C’est aussi un marché qui se consolide autour d’acteurs divers : MyFox est maintenant une filiale de Somfy et Legrand est partenaire de Netatmo depuis 2016. Les deux présentaient leur plateforme ouverte au CES 2018 et chacun fait partie de celle de l’autre.

Du côté technique, les composants continuent d’évoluer avec encore plus d’intégration et de miniaturisation et une baisse de leur consommation d’énergie qui permet d’envisager de généraliser la notion de « energy harvesting », la récole d’énergie ambiante pour alimenter les capteurs. Que ce soit avec les gradients de température, le mouvement, la lumière ou les ondes électromagnétiques. Au CES 2018, c’est Wi-Charge qui se faisait remarquer avec sa solution de recharge sans fil passant par l’émission d’infrarouge directifs (vidéo).

Côté solutions pour le retail, le CES marchait aussi sur les plates-bandes de la NRF de New York qui se tient la semaine suivante du CES. Il s’y tenait même un High Tech Retailing Summit. Mais la zone dédiée au retail dans le Sands était ridiculement petite et sans grand intérêt.

Les montres connectées ont toujours du mal à s’imposer comme une catégorie à forte pénétration du marché. Le signe ? L’Apple Watch a encore une part de marché importante, de l’ordre de 50%. Lorsque les marchés se démocratisent, la part de marché d’Apple a tendance à baisser en-dessous de 20% et on n’y est pas encore. Les progrès des montres connectées sont encore trop lents. Au-delà de la question de leur autonomie, elles sont simplement plombées par la taille de leur écran qui n’est pas bien pratique pour un tas d’usages, même si la voix peut prendre le relai. Le smartphone reste le roi incontesté de la mobilité, avant peut-être que les lunettes de réalité augmentée prennent le dessus.

L’électroménager connecté est aussi de plus en plus courant, chez Samsung et LG Electronics comme chez leurs concurrents chinois tels que Haier qui a digéré le blanc de General Electrics. Je range aussi dans ce vaste secteur celui des robots. Ils étaient nombreux sur ce CES, mais sans avancées particulières.

Ce marché est très difficile pour les startups. Leur mortalité semble plus élevée que la moyenne, ne serait-ce qu’en observant le nombre des startups françaises exposantes au CES qui ne reviennent pas d’une année sur l’autre. Réussir dans les objets connectés nécessite d’être innovant, différencié, de disposer d’un savoir faire dans le matériel, le logiciel, le cloud, l’IA et aussi, dans la distribution qui passe souvent par les fourches caudines des retailers. La startup doit aussi faire du juridique et respecter les règles draconiennes de la RGPD. Il leur faut enfin transformer aussi rapidement que possible leur produit en plateforme extensible par des tiers, au risque d’être copié sans vergogne par les constructeurs chinois et de subir les contre-coups de leaders tels que FitbitGoPro ou Parrot qui ont du licencier une part de leurs effectifs fin 2016 et début 2017. La barrière est mise très haut !

Smart city

Le périmètre assez large de la Smart City comprend la gestion des transports publics et privés, les infrastructures télécoms au sens large (Wi-Fi public compris), la production, la distribution, le partage, la consommation et les économies d’énergies, la distribution d’eau, l’éclairage public, la sécurité des biens et des personnes, la gestion des déchets, les services de santé intégrés, le travail itinérant, les applications de CivicTech et les applications liées au tourisme. C’est donc un vaste domaine mettant en jeu plusieurs acteurs industriels. La CTA avait décidé de créer cette année une zône dédiée à la Smart City.

Il existe des solutions pour la Smart City provenant de grands groupes comme Nvidia avec Metropolis, sa solution de vidéosurveillance distribuée. Les infrastructures de smart city sont proposées par des équipementiers télécoms tels que Huawei et Cisco. L’équipementier allemand Bosch faisait aussi de la Smart City un thème de sa présence au CES 2018 avec des solutions de recherche de place de parking, de voiturier automatique et de gestion d’alerte précoce d’inondations.

Continuez la lecture sur le blog d’Olivier Ezratty.

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